Amérique vois-tu, ton lyrisme m'émeut...

30 novembre 2009

I'VE TRAVELED EACH AND EVERY HIGHWAY

"Space, home, style !" Ugh, how these concepts stink ! Destroy them, put an end to them ! Let nothing remain ! Chase away their schools, let the professorial wigs fly, we'll play catch with them. Blast, blast ! Let the dusty, matted, gummed up world of concepts, ideologies and systems feel our cold north wind ! Death to concept-lice ! Death to everything called title, dignity, authority ! Down with seriourism !"
Bruno Taut

Ici je recycle quelques notes, parce que c'est vous. il est important de pouvoir a tout prix foutre le camp.

- WEEKEND N°3 : Aller à New York rejoindre Manon et glandouiller là bas, assez puissant, assez grand et tout. La première impression c'est celle à Penn Station quand on sort de la gare après une journée à l'aéroport et dans le train qui mène en ville, c'est à dire une sorte de bordel immense, de gens qui courent dans tous les sens, ça fuse de partout, on se fait harceler pour acheter des tickets pour voir Jay-Z. Ca surgrouille,en somme. On a acheté des bandanas aussi pour être cools. On a vu de l'art. Et des rues. Et un étudiant en théologie qui m'a fait découvrir une chanson "Midnight Train to Georgia", super cool, d'autant que tous les refrains faut faire "tchou tchou" avec le geste du bras pour simuler le train.

- WEEKEND N°4 : Aller en Caroline du Nord la semaine d'après avec mon coloc, et une de ses amies qui etait venue a Sciences Po il y a quelques années. Dans une famille. Une famille tellement gentille, tellement chaleureuse, tellement conviviale. Tellement américaine. Bouffe typique du Sud au programme, invité deux fois au restau, petites randos et tout. Pour plus de détails je vous renvoie au premier épisode que vous trouverez de 7 à la maison

- WEEKEND N°6 : Aller à Boston visiter PA. Vraiment puissant. Comme Boston est une ville très européenne, et que j'ai rencontré des européens, ça rappelait vraiment l'Europe. De fait. Avec une soirée bien arrosée, mais pas à l'américaine (en gros on a étalé ça sur une période disons de 20 à 5H, et non pas commencer la soirée à minuit, être torché à une heure, par terre à la demie). Avec la scène sur-épique de nous chantant dans un bus bondé d'américains : La Marseillaise (combien de fois déjà ?), El Pueblo Unido, Tomber la chemise, Aux Champs-Elysées. Entre autres. Et puis très belle ville. Je parlerai des trucs interessants plus tard.

- WEEKEND n°7 : Revenu donc de Boston lundi dans l'aprem, je repars le vendredi. Et partir pour où ? Re à New York ! Avec les étudiants internationaux d'Emory, crêcher chez Clément qui a eu la gentillesse de m'héberger, et en plus ça me fait super plaisir de le voir aussi. J'ai vraiment fait mon petit business perso dans la ville et DIEU que c'etait bon. Tout etait a moi.

- Thanksgiving : plus de voyages pour garder des sous et pour cause de passeport a trois francs, donc famille de Ryan pas tres loin. Vraiment cool, rien de bien extraordinaire (mais ai-je toujours besoin d'extraordinaire ?). J'ai toujours aime ces ambiances de famille bizarre, parce que les familles sont des entites magiques capables d'enfanter leurs propres mythologies, et surtout, qui savent en faire une raison de vivre.

LA SUITE DU PROGRAMME :

- Winterbreak : Au debut je sais pas, mais apres c'est New York pour le nouvel an (omigod 3rd time, pourquoi cette fascination ?) avec des gens de France et puis mon coloc, et apres re Atlanta et putain de Road Trip dans le Old South, voir un peu ce que c'est pour vrai. Avec PA, peut-etre avec Ryan, peut-etre avec Iris, peut-etre avec Ted, peut etre en bus, peut etre en voiture. Etapes : Birmingham Alabama, Huntsville Alabama, Memphis Tennessee, Natchez Mississippi, Baton Rouge Louisiane, Nouvelle Orleans Louisiane. Et back.

- Mardi Gras re a New Orleans

- Spring Break en Floride ('course)

Je veux voir Chicago. Je crains ne pas pouvoir voir Cuba avant de partir.

Deja la moitie de l'annee ou presque. Time flies.


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29 novembre 2009

Wild and Wonderful

Plus ca vient, plus je me dis qu’il y a un air d’Amérique a Agde. Ou un air d’Agde dans l’Amérique, je ne sais plus trop. Mais pour Agde, il s'agit de singerie, c'est une maison de poupées. C'est une Amérique qui n'aurait pas les moyens. Ils en ont rêvé, mais obviously, ils ont rate les USA. C'est de l'ordre du guignol et du Platon, toujours ces fantômes qu'on poursuit. Agde vit dans une mythologie qui ne lui appartient pas. La téloche y a propulsé un peu de rêve, du genre cathodique, en bombardement. Pas de différence entre les avions de l'US Air Force sur les villages normands et les séries télés : les Etats-Unis ont donné dans le massif, le colossal, et ont colle un rêve en Placoplatre sur la culture creuse des nouveaux petits-bourgeois.

 

Le plus parfaitement symptomatique : Hyper U et tout le bordel alentour. Ca, c'est du mall en carton pâte, précisément une copie, un simulacre. Le mall a qui l'on aurait ôté toute sa puissance hallucinatoire, sa capacité d'attraction magnétique, pour n'obtenir au bout du compte qu'un quelconque centre commercial, qui révèle au grand jour la dialectique de l'ordinaire et du spécial. Et parce que sous une forme ou un autre on y a injecte un peu de "notre civilisation", en vérité nous n'avons fait que le purger de sa grande spécificité, c'est à dire la grande machinerie, quelque peu trash, totalement absurde de la société de consommation. Nos esprits pascaliens ne savent pas quoi faire du Vide, alors nous le remplissons. A l'inverse, les américains ont compris comment faire du non-sens un sens, et comment la vacuité existe par elle-même. Je veux dire, per se. Le paradoxe est simple : Agde cherchant à faire une chose spéciale, la rend au final tout a fait ordinaire, banale et inutile ; c'est en forçant sur l'ordinaire que l'Amérique développe son potentiel d’extraordinaire.

 

Et ca marche en demi-teinte. Les agathois sont comme des mouches qui vont voler un peu sur la confiture (sauf qu'ils vont à Hyper U en voiture), comme si elles ignoraient que leurs rêves étaient peuples de charogne, de fiente et d'ordure. Au fond, nous n'avons pas la puissance de la fatuité, la grande énergie de l'Absurde. Tous nos problèmes existentiels viennent de ce que nous créons encore des concepts. C'est que Camus a écrit des livres pour nous. Mais les américains n'ont jamais eu besoin de ses concepts, parce qu'ils les avaient déjà compris plus avant, d'ou que de Sisyphe, et plus encore de Blaise Pascal, ils n’ont rien à faire.

 

On a plagié les modes de vie aussi. Les petites boites, les voitures, toute l'énergie optimiste de l'individualité. Là encore en vain, puisque notre foi en le Néant n'est pas assez grande pour y consacrer l'énergie suffisante. Quelle abnégation faut-il pour créer ces systèmes fondes sur rien et qui n'accouchent que d'eux-mêmes. Voila le pays de Stirner dans le mesure ou il n'a fonde sa cause sur Rien. It doesn't make sense ; ça ne fait pas sens. Le biglotron américain ne sert qu'a produire et reproduire des engeances toujours plus folles et plus monstrueuses, comme ces gratte-ciels qui ont pousse et poussent encore dans les CBD, et dont on croirait qu'ils s'engendrent les uns les autres, comme une mitose, comme un cancer. Mais Agde se cantonne au médiocre, de peur d'y céder totalement. Il n'y a plus que l'énergie du désespoir qui pourrait la plonger (enfin complètement) dans l'hystérie et le capitalisme.

 

C'est un problème de culture. Nous voulons voir l'Histoire comme une marche, un processus, une vague. Mais tôt ou tard les vagues meurent sur la plage, et de proche en proche nous ne sommes plus que dans la sauvegarde, la compilation, l'archivage, le bouillonnement et le ressassement des données de notre passé. Je ne dis pas que l'Amérique n'a pas de culture. Au contraire. Mais la grande différence réside dans le fait que chaque année, peut-être même chaque minute, tous les compteurs sont remis a zéro. Ils effacent l'Histoire au fur et a mesure qu'ils l'écrivent. C'est de ce pouvoir autodestructeur que nait également son pouvoir générateur. Sur ce plan en effet, après Guy Debord je dis : "Paris n'existe plus", dans la mesure ou l'Europe n'a plus la chance des créer des mythes a cent a l'heure, je veux dire ses propres mythes, des mythes ou se faire une drôle de niche, un coin dans l'existence, une niche proactive. La différence entre nos mythes et les leurs, c'est que les nôtres ne sont pas aléatoires. Nous avons Vercingétorix, Napoléon, Paris, Descartes, Sartre et de Gaulle. Autant dire qu'il y a 50% de fantasme et 50% de sueur dans ce que nous avons fait de mythique. L'Amérique a New York, Elvis, sa Constitution, Kennedy une balle dans la tète uniquement, ses neighborhoods, ses flingues et ses grosses bagnoles. En somme, rien que du spontané, 100% de chaos dont émerge 100% de mythes. Notre cinéma veut influencer nos vies ; le leur n'en est que le reflet, l'hologramme. L'Amérique a ceci de grandiose et de désespérant qu'ils ont invente le plus vif de tous les mythes : le mythe de la banalité.

 

La preuve, c'est Vegas, qui est comme un temple dédie au culte de l'absurdité, au milieu du désert. Il y a comme une charge d'ironie dans les répliques en polystyrène de Gizeh et de la Tour Eiffel. Certes n'y a-t-il rien d'authentique, mais c'est dans cette plastique creuse que nait l'authenticité américaine elle-même, celle que nous avons perdu le jour où l’on a voulu construire nos Phenix et poser nos parpaings couleur de mauvais ocre. Parce que cette esthétique du Non-Sens, au final, ne nous appartenait pas. L'Amérique a fait de ses mythes sa nourriture, tant et si bien qu’à Vegas, c'est l'eau qui est arrivée en dernier. Ce n'est pas sans effort. C'est ce qu'il y a de beau et de profondément désespérant dans ce pays. Eux seuls les ont trouvés, les architectes pour leur construire des maisons sans pièces et les urbanistes pour leur dessiner des chemins pour nulle part, et les temples ou l'on ne prie pour rien. 

PS: Le lecteur me pardonnera quelques accents oublies pour cause de clavier qwerty.

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11 novembre 2009

Atlanta phase 1

(Ce message a été écrit le 13 octobre 2009 pour part dans l'aéroport LaGuardia à New York et pour part dans l'avion à destination d'Atlanta.)

Cela fera 7 semaines ce mercredi que mon avion Paris - Atlanta s'est posé sur le sol américain pour une année sans retour, ou presque sans retour. Et ce 13 octobre, tandis que j'écris dans l'avion, je sais qu'une première page sera tournée au moment où je poserai mon sac à dos en bordel plein de linge sale sur la moquette grise de mon appartement à Atlanta. L'aéroport et l'avion, qui sont ces lieux en dehors du temps, ces failles, ces grandes machines qui se moquent des heures, m'offrent une bonne opportunité pour une retrospective de circonstance.

  • La fin d'un ère

D'abord quitter la France. Quitter Agde, puis quitter Paris. Dire au revoir aux amis, un soir au hasard autour de quelques moules, sur un ultime shot d'une tout à fait légale vodka dans un bistrot légal pareillement, et le dernier QPUC dans quelque cybercafé d'une rue de Montparnasse... Dire au revoir à Paris, dormir à Roissy. Et dire au revoir totalement, au final.
Dans l'avion, le plus difficile, c'est de ne pas tourner la tête pour ne pas voir la polonaise en chaleur se faire peloter par un GI sur le retour. C'est aussi, grand classique des avions, l'heure des tristesses et des introspections, l'heure des analyses, l'heure des souvenirs. Quand on a comme moi que quelques années dans le sac, "partir un an" n'a pas d'autre signification que "partir toujours". "Au revoir", "Adieu". Ce qui, par ailleurs, est sans doute tant mieux, car celui qui part ne veut jamais revenir, c'est un lieu commun.
L'avion décolle et j'ai déjà pas mal rembobiné le film. Je veux dire, depuis le début, vraiment. Le plus loin, loin, loin. Où quand je pataugeais encore dans ma bonne boue d'Ardennes. Je cherche des points de comparaisons, du genre, une chose semblable dans mon existence à tout plaquer totalement, culture, pays, langue compris. Le style d'évènements qui font que d'un coup, votre vie n'est plus la même, que tout a pris une certaine direction ; et si je sais que, dans les grandes lignes, tout a toujours bifurqué pour le mieux so far, tout aurait pu bifurquer pour le pire, aussi. Mis dans l'avion, je ne vois que 2 jours de mon existence un peu semblables à celui là : le jour où je quittais les Ardennes pour le Sud, et le jour où je quittais Agde pour Paris.
2 jours au fond passablement aléatoires qui m'ont transformé. Totalement. Celui qui dit que l'essence précède l'existence est un menteur. S'ajoute ce troisième, et je sais que chacun d'eux mettaient fin à une ère (l'Ardenne, la famille, le pays) et en ouvrait une autre. Ce 19 Août 2009 c'était de la bombe atomique, un truc fondamental, de l'inédit, du même-pas-pensé. Roissy Charles de Gaulle était témoin de la fin de 2 années à Paris. 2 années tellement étranges, tellement nouvelles que j'ai toujours su qu'elles m'avaient changé, tant et tant que je ne suis pas sûr de me souvenir ce que j'étais auparavant. D'ailleurs, avais-je seulement déjà été ?

  • Premier constat :

Partir, c'est mourir un peu. Et en cela, c'est beau, c'est louable et c'est difficile. C'est faire mourir le menteur within. J'en ai toujours été convaincu. Il s'agit, c'est un lieu commun, de partir le plus loin possible de soi-même pour se retrouver dans nos destinations aléatoires. Détruire tout ce qu'il y a de non-sincère, d'illusoire, de shallow. Toutes ces conneries de fantômes après lesquels on court, sans raison. Tout foutre à terre. Enfin.
Il me faudra revenir là dessus mais la grande leçon que je garde pour l'instant est celle ci : Accélérer, détruire, et accélérer encore.

  • Les évidences

Ce pays est grand, travailleur, fou. Tout repose sur beaucoup de travail pour donner à tout l'odeur de l'argent ("Mais pas d'odeur vous monte au nez..."). Il y a les parents qui payent les droits de scolarité (jusqu'à 50 000$ l'an), les crédits qui sont faits, ceux qui font un travail pas-tellement-utile-mais-quand-même (ainsi de ceux qui remplissent les sacs au supermarché, les balayeurs de rues déjà propres et les conducteurs de bus presque vides). On achète des choses, toujours des choses, et on fait dans l'abondance : bouffe grasse dont il en reste toujours et qu'on va jeter dans l'emballage / 4x4 en ville pour tous / clim glacée dans tous les bâtiments, y compris les vides, y compris aussi ceux où il fait déjà froid.

Qui aurait cru que sur ce continent les gens soient si gentils ? Ils peuvent s'adresser la parole sans se bouffer le nez, les inconnus ont toujours un mot pour les autres inconnus. Pas de psychose. Je n'ai pas eu une seule relation humaine désagréable ou non-cordiale depuis que l'avion a décollé (outre la polonaise). Pays de politesse et d'amabilités. Corollaire : les gens sont dociles, c'est le docile body, j'y reviendrai, ils sont bien sages, bien éduqués, et quelque peu moutonniers, par le fait. Ne traversez pas hors des clous, faites du sport, habillez vous bien, ne fumez pas, ne buvez pas avant 21 ans et même après, tâchez d'éviter, en tout cas surtout pas dans la rue, coiffez vous bien, passez gentiment...  Non seulement la police est partout, mais il est inutile pour elle d'être présente pour faire respecter ses lois.
Corollaire du corollaire : ce pays a de nombreux aspects policiers, hygiénistes et fascistes.

Je sors de l'aéroport;

Nouveau constat : "PUTAIN il faut chaud"

La suite plus tard.

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30 août 2009

M'écrire

Mon nom
Emory University
605 Asbury Circle Box 25513
Atlanta, GA 30322-1006
USA

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20 août 2009

Si tout va bien

Il est 1 heure et des en France. Nuit du 19 au 20 août 2009
Ce message a été écrit par avance. Mais :
Si j'ai atteint l'aéroport,
Si la douane ne m'a pas refoulé,
Si je n'ai pas succombé sous le poids de mes bagages,
Si je n'ai pas raté mon changement,
Si l'avion n'a pas été retardé,
Si l'avion ne s'est pas crashé...

Alors, je suis en Amérique. Genre, maintenant.
Et quoique par la présente je postdate, je suis sûr que vous me manquez tous, et que j'ai peur.
Dans l'espoir de vous écrire bientôt en QWERTY pour vous dire que tout est beau et que je vais bien,
Bisous bisous

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18 août 2009

Au Revoir ne prend pas de S au pluriel

Dernier jeudi en France,
Dernier vendredi en France,
Dernier samedi en France...

La fin d'une ère... Et à bientôt !

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03 août 2009

Lieux Communs

Partir, je pense, c'est briser un peu les lieux communs. Donc, travaillons à nos rétrospectives de demain et d'après-demain.

Obamania
Everybody loves Obama.

La crise de l'inculture
L'Amérique c'est gentil, c'est grand, ça travaille dur, ça a un courage boeuf - et pourtant, quelle sottise ! Superficielle Amérique, tu lis depuis longtemps des livres fermés, et voila qui fait de toi la Reine du pétrole. Tu ne connais guère que toi même, et d'ailleurs tu t'en fous. Nous nous ferons un quick hug, et nous en irons polis et humbles. Merci ! Anonymes, clônes, libéraux individus, vous m'aimerez j'espère un peu. Bigots ! Aimez-moi les uns les autres, pour l'Amour de Dieu...

L'anathème français
"SO Frenchy, I mean...". Voici boulet que je porterai sans doute, et contre lequel je ne lutterai d'ailleurs pas. Brélien, Ferriste, vous m'entendrez chanter des vieilles poésies et émus sourirez. Mais je resterai alien, loin de vos têtes et de vos conversations. Moi de n'y rien comprendre, bien sûr. Et pour ça, m'en vouloir, encore.

Libéralisme
L'Amérique, c'est beau comme un rêve de Xavier Bertrand. Il est loisible à chacun de travailler, au hasard, un peu, ou beaucoup, pour engranger des thunes pour réaliser des rêves. Un pays pas oisif pour un sou, en somme. Ca fait des contrats dans toutes les boutiques, et ça conventionne à tous les coins de rues. C'est beau, c'est grand, c'est Mérite, et c'est formidable. Mais c'est galère, aussi.

Au revoir
Triste je quitte Paris, et triste je quitterai Atlanta, car ces au revoir seront hypocrites et pour tout dire sans revoir vraiment. Mais moi, je le sais, je tiendrai à vous, beaucoup, et d'avance, je vous le dis, vraiment, vous me manquez déjà.

Comme vous je sais mes clichés absurdes et à démolir. Bullshit donc, et l'avenir les fera tomber.

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Administration is a WMD

Weapons of
Mass
Destruction.

Si rien ne m'a été épargné je triomphe encore pourtant. Tombés les moulins et la machine de guerre du Bureau et de la Préfecture, je prendrai des avions, magiques et pour loin, un 19 août bientôt. C'est Atlanta qui m'attend outre l'Atlantique : et qu'on ne barre pas mon chemin !

Déjà j'en rêve. Je sais qu'un jour on réchauffera le plus froid des monstres froids, qui m'a fait pourtant les plus tristes fièvres. Ou que nous le jetterons aux poubelles.
Allez, sans rancune ! Et merci pour le tampon...

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Visa pour l'Amérique - Léo Ferré

Amérique vois-tu ton lyrisme m'émeut
Tes gratte-ciels s'en vont par trois comme à l'école
Apprendre leurs leçons dans l'azur contagieux

Léo Ferré - Visa pour l'Amérique

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